23/03/2006

DANGER, et si on en parlait......

                                   

La Libre - 17-03-2006  (quelques extraits)


Adosfolies
Les élèves de la 5e Economie/Latin/Maths de l'Institut
Notre-Dame à Anderlecht

Les jeunes ne sont pas seulement accros à la cigarette.

Il y a aussi l'alcool,les jeux, le cannabis, l'ecstasy, les nouvelles technologies, etc.
Pour certains, il peut s'agir de véritables dépendances,

avec de graves conséquences à la clé.

Petit tour d'horizon.

De nos jours, tout le monde pense que le tabac est la
dépendance la plus répandue chez les jeunes.

Elle n'est pas la seule.
Consommateurs aujourd'hui et
détenteurs d'un pouvoir d'achat demain,

les jeunes sont insidieusement
poussés à des consommations diverses,

qui, si elles ne sont pas correctement gérées,
peuvent entraîner une dépendance.

 

Evidemment, des lois existent pour protéger les mineurs.

Mais en pratique, la réalité est toute autre: les jeunes
consomment du tabac, de l'alcool, du cannabis ou de l'ecstasy,

jouent au Lotto
ou parient sur des matchs de foot,

et consacrent de plus en plus d'argent

en nouvelles technologies.

1 Le tabac.

 

Bien que leurs ventes aient diminué de 7,6pc en 2004,

le nombre de jeunes fumeurs ne cesse d'augmenter en Belgique.

Les chiffres sont effrayants:
la prévalence tabagique chez les jeunes

de 17 ans est passée de 25 à 39 pc entre 2003 et 2004

et plus de 8 jeunes fumeurs sur 10 se disent dépendants.
Selon les enquêtes du CRIOC (Centre de recherche et
d'information des organisations de consommateurs),

c'est à 13 ans en moyenne que les jeunes
grillent leur première cigarette.

 

2 L'alcool.

 

Selon une étude menée en 2005 par le Crioc,

45 pc des garçons et environ 36 pc des filles de 10 à 17 ans

consomment régulièrement de l'alcool,
c'est-à-dire au moins une fois par semaine.

L'alcool le plus largement consommé reste la bière (70 pc des jeunes en consomment) mais les adolescents sont confrontés à une gamme de produits alcoolisés plus vaste et sans cesse renouvelée, comme les alcopops ou «breezers», sans aucun doute les plus dangereux. Présentées comme des limons boissons contiennent en effet aussi de l'alcool fort.

3 Cannabis et ecstasy.

 

En 2001, 35pc des jeunes de 15 à 16 ans avaient déjà
essayé le cannabis au moins une fois dans leur vie.
Dans 90 pc des cas, par simple curiosité d'abord.

En 2003, ces chiffres avaient diminué mais ils restent néanmoins inquiétants

si l'on sait qu'il s'agit de la drogue la plus répandue et la plus consommée des drogues douces, et qu'elle contient pas moins de quelque 400 produits chimiques! Les garçons commencent à le fumer dès l'âge de 16 ans tandis que les filles y touchent en moyenne deux ans plus tard.

 

4 Le jeu.

 

La loi interdit aux mineurs d'acheter des produits de la Loterie Nationale.

Des jeunes âgés de 12 à 14 ans se sontrendus, sous la supervision du Crioc,

dans 52 points de vente de la Loterie pour y acquérir un billet à gratter ou un bulletin de Lotto.

Dans 85 pc des cas, les buralistes ont répondu sans réserve à la demande du jeune consommateur.

La violation de l'interdit légal

semblerait plus fréquente en Flandre (95 pc) qu'en Wallonie (60 pc)

et à Bruxelles (56 pc).

Or, le problème du jeu précoce peut engendrer une dépendance.
On estime que dans les pays occidentaux, la population touchée par les
problèmes liés au jeu est de 1 à 2pc chez les adultes et de 3 à 5 pc chez les
adolescents.

 

5 Les nouvelles technologies.

 

Cibles directes de ces produits, les jeunes ne restent pas de marbre face à l'attrait des MP 3 et autres IPod.
Certains affirment même ne pouvoir plus s'en passer.

Toujours selon le Crioc,

il existe,chez certains jeunes, une forme de dépendance à une nouvelle
technologie mais les recherches sur ce sujet ainsi que des statistiques
officielles n'ont pas encore été établies.

Cela dit, la répercussion physique d'une consommation abusive de MP 3 ou d'IPod à grand volume pose question car on se rend compte, en effet,

que, depuis quelques années, l'ouïe des jeunes se détériore.

3 QUESTIONS À MARC VANDERCAMMEN

Directeur général du Crioc
Y a-t-il une corrélation entre le budget dont dispose un jeune et la
nature des produits qu'il consomme?
A priori on peut penser que plus un jeune a de l'argent plus il va dépenser.
Toutefois, un autre phénomène apparaît: le jeune ne peut plus se passer
du produit et est prêt à beaucoup de choses pour pouvoir consommer le
produit:
«emprunt» d'argent aux parents, vol, racket...

Nous constatons une forte corrélation entre la dépendance et les comportements à problèmes.
Les techniques marketing utilisées cherchent à conditionner les
jeunes et ne se limitent pas aux médias classiques.
Les marques pénètrent aussi le marché des jeunes via Internet, par SMS ou par le canal scolaire.




La Libre - 17-03-2006

Et si on en parlait...

La Fondation Rodin sensibilise la société aux dangers liés aux assuétudes.
«Les jeunes veulent avoir une information objective», dit Jean Dujardin
de la Fondation.
Y a-t-il beaucoup de jeunes qui s'adressent à vous?
Les questions, qui concernent le plus souvent l'utilisation des drogues
et la dépendance, proviennent surtout des parents qui
veulent avoir des informations plus complètes sur les drogues: consommation par les jeunes, comportements à risques, toxicité, etc..

Les jeunes sont quant à eux en demande d'information
plus générale sur les drogues: «qu'est-ce que c'est?»,
«est-ce que c'est dangereux?», «qu'est-ce qui arrive si...».

Même si peu de jeunes (de 10 à 17 ans en général) osent s'adresser directement à la fondation, on sait qu'il y a une forte demande d'information objective dans ce
domaine.

Beaucoup d'entre eux ont, en effet, l'impression que la société leur ment
sur ce sujet.
Y a-t-il une hausse significative des problèmes de dépendance chez les jeunes?
Tout d'abord, il faut bien préciser que ce n'est pas parce que l'on consomme un
produit que l'on en devient forcément dépendant.

Mais avec certains produits, le risque de devenir dépendant est très élevé.

Un tiers, par exemple, des personnes qui goûtent à la cigarette deviennent des
consommateurs dépendants.
..........Et il y a ceux qui utilisent ces produits comme une automédication destinée à se sentir plus en forme, ou à combler un manque affectif.

Par la suite, si une dépendance s'installe, les personnes consomment alors surtout
pour éviter les sensations désagréables associées au manque.

Elles ressentent un besoin très fort de consommer le produit.
Quels sont les impacts directs et indirects d'une dépendance sur la vie
d'un jeune?
Les conséquences d'une dépendance se marquent à plusieurs niveaux.

Sur le plan social: le jeune ne veut plus communiquer, ne fait
plus rien (baisse des résultats scolaire, absentéisme), est anxieux ou
déprimé.

Sur le plan de la santé: la consommation excessive d'un produit a des
conséquences délétères sur l'organisme.

Chaque produit a des effets toxiques qui lui sont propres.
Sur le long terme, les études montrent qu'un jeune qui a une  consommation
problématique d'une drogue aura une moins bonne réussite sociale et
professionnelle.

Son espérance de vie est aussi moins grande.
Comment les jeunes sont-ils amenés à prendre contact avec vous?
La Fondation va au-devant des jeunes en diffusant des campagnes médiatiques
(affichage, spots télé), en mettant en ligne sur son site
(www.rodin-foundation.

22:46 Écrit par asbl J. A. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

merci pour ton passage je mets un post en lien direct.
bisesssss

Écrit par : l'inf | 24/03/2006

Les commentaires sont fermés.